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Sommaire

Edito

Présentation

Actu

Dossiers:

Panorama du secteur de l'animation
Si le documentaire m'était conté

Les Enseignants:

Maxime Fouché
Joël Perruchione

Les Anciens:

Emmanuel Kutser
Myriam Ohayon

 

Edito

 

Bonne et heureuse année 2009!


Toute l’équipe du MBA de Production Audiovisuelle de l’E.S.G se joint à moi pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009. Je profite de l’occasion pour remercier la cinquantaine d’intervenants professionnels (Responsables de chaînes, Producteurs, Directeurs de Production, juristes, réalisateurs, scénaristes…) qui nous suivent depuis 6 ans déjà. C’est grâce à eux, grâce à leur savoir faire, leur patience et leur dévouement que nous sommes arrivés à nous hisser, depuis 2006, à la 2ème place du classement des MBA spécialisés en Management des Médias.

Nous formerons très bientôt notre 200ème élève et lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure avec Armand Derhy (Directeur des Etudes de l’ESG) et Annabel Bismuth (Directrice des MBA de l’ESG), nous ne pensions pas que le succès serait au rendez-vous si vite. Notre fierté c’est bien sûr les nombreux partenariats passés en 6 années avec les chaînes de télévision et les grands groupes de production, mais surtout de pouvoir croiser dans les couloirs des diffuseurs, des maisons de production, sur les plateaux de tournage, chez les distributeurs de films ou encore chez les opérateurs Internet tous nos anciens élèves, heureux d’exercer aujourd’hui le métier de leur rêve et d’appartenir à cette grande famille de l’audiovisuel.

En ce début d’année, je voulais donc profiter de l’occasion qui m’est donnée pour vous remercier, vous tous, responsables de chaînes, producteurs, directeurs de production, distributeurs, responsables des ressources humaines, journalistes, pour votre soutien fort et votre confiance. Chaque année vous êtes de plus en plus nombreux à nous faire passer vos offres de stages et propositions de jobs, pour le plus grand bonheur de nos élèves et anciens élèves.

Encore tous mes vœux de bonheur pour 2009 !

Philippe Marcoux
Producteur, Réalisateur
Directeur du MBA Spécialisé en Production Audiovisuelle (ESG Paris)

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Ouverture Festival

Pour commencer, bonne année à tous !
Et qui dit nouvelle année dit aussi une nouvelle équipe pour la newsletter Grand Angle.
Nous sommes tous étudiants de la promotion 2009 du MBA de Production Audiovisuelle de l'ESG, et nos différents parcours, passions et sensibilités sont réunis pour, tout au long de l'année, traiter de l'actualité, de dossiers thématiques sur l'audiovisuel et le cinéma, mais aussi pour interviewer nos professeurs, ainsi que d'anciens élèves du même Master.
Nous vous souhaitons une très bonne lecture.

Pierre Chenevat,
Rédacteur en chef

Pierre Chenevat - Rédacteur en Chef
Passionné par l'écriture et le cinéma, j'ai axé, au départ, mes études sur mes centres d'intérêt en effectuant le Master 1 professionnel de Réalisation et Production de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Suite à plusieurs stages chez FremantleMedia France en tant qu'assistant de production et chargé de casting, j'ai rejoint le MPA de l'ESG pour parfaire mes connaissances en production.
Souhaitant garder un pied dans l'artistique, j'aspire au poste de coordinateur artistique, puis par la suite producteur exécutif, sur des émissions musicales ou de divertissement.

 

 

Virginie Neveu - Directrice Artistique
Suite à une formation Bac +4 en communication, Virginie a décidé de se spécialiser dans une des branches de ce secteur, la production audiovisuelle. Elle a de réelles compétences en matière de création artistique et un sens aigu de l'organisation. Elle aime travailler en équipe et s'intègre très facilement à tous les environnements professionnels. Elle est motivée et passionnée et souhaiterait travailler dans le secteur de la communication audiovisuelle.

 

 

Xavier De Broucker - Journaliste
Xavier travaille depuis une dizaine d'années dans le domaine des effets spéciaux et de l'animation 3D. Il est passé par plusieurs secteurs, tels que les séries TV, la publicité, les vidéo clips (Zebda, Playground), l'habillage (M6, TF1). Il a ensuite travaillé comme animateur 3D puis superviseur SFX sur. En parallèle, il écrit beaucoup, crée des personnages et des concepts (" Tom et John ", " Angus le recycleur ", " Le monde salutaire de Willibert ", etc.)
Travaillant sur divers projets, il a intégré le MBA de Production Audiovisuelle dans le but de mettre en pratique ses nouvelles compétences dans une société de production ou une chaîne de TV et axer son parcours vers l'éditorial et l'artistique.

 

 

Barbara Bey - Journaliste
Barbara est diplômée d'une licence et un Master 1 en information et communication a l'université lumière Lyon 2. Elle est actuellement suis en stage chez TF1 production (Glem) en tant qu'assistante de production pour Sacrée Soirée et NRJ Music Awards.
Intéressée tout particulièrement par les émissions musicales et de divertissement, elle souhaite travailler dans le domaine télévisuel et plus spécifiquement diriger une ou plusieurs émissions de divertissement télévisuelle.

 

 

Adrien Hériaud - Journaliste
Pendant son cursus de l'Ecole Supérieur du Commerce Extérieur, Adrien a rapidement découvert son attachement à l'audiovisuel et à l'international.
Afin de clôturer ses études, il se spécialise dans le Master Production Audiovisuelle de l'ESG, qu'il couple avec un stage en alternance dans la société de production MAT Films, spécialisé entre autre dans les documentaires. Ces expériences le rapproche ainsi de son objectif, travailler sur des projets audiovisuels dynamiques et intéressants à dimension internationale.

 

 

Diane Dolly - Journaliste
Apres l'obtention d'une licence en Gestion et Commerce à l'EGC où elle a entre autres été initiée aux marketing et à son extension vers de nouveaux secteurs d'activité, à la conduite de projets, et au commerce extérieur, elle a aujourd'hui intégré le MBA spécialisé en Production Audiovisuelle de l'ESG en vue de devenir Producteur audiovisuel.
Au sein de la Newsletter elle vous informera, tout au long de l'année, sur l'actualité du monde audiovisuel, et ce, au 4 coins du monde.

 

 

Amal Laoui - Journaliste
Après avoir fait un Master en Histoire et audiovisuel à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Amal s'est consacrée à l'étude de la société de production Eléphant et Cie dirigée par Emmanuel Chain et Thierry Bizot, dans laquelle elle a effectué un stage en tant qu'assistante de production.
Elle a choisi d'intégrer le MPA de l'ESG afin d'approfondir ses connaissances dans le domaine de l'audiovisuel. Elle aimerait plus particulièrement produire des magasines d'information et des magasines de société.

 

 

Félix Pea - Journaliste
Fraichement diplômé de l'ISTEC, école de commerce et de marketing, Félix a réalisé un Service Civil Volontaire au sein de l'association Solidarité Sida et a ainsi participé à l'organisation des Solidays. Ce fut pour lui l'occasion de mêler ses connaissances et sa formation à sa passion : la musique. C'est à l'issu de son étroite collaboration avec les partenaires radio et TV, qu'une autre passion s'est révélée, celle de la télévision. Après ce stage, un nouveau but est né pour lui, celui d'intégrer le secteur de l'audiovisuel dans le divertissement musical.

 

 

Marie Deroide - Journaliste
Marie est diplômée d'un Master 1 en Marketing Publicité, option Production Audiovisuelle à Sup de Pub. Après plusieurs stages dans différentes sociétés de production (Delasource, Casablanca, etc.), elle est actuellement assistante chef de projet VOD chez Lagardère pour plusieurs chaines (Canal J, Gulli, Tiki et Filles TV).
Elle souhaiterait dans l'avenir partir travailler à l'étranger dans une grande agence de placement de produits ou pour l'acquisition des programmes fictions d'une chaine TV

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Le projet Morandini

Une réforme peut en cacher une autre

Lorsque le Président de la République annonça par surprise la suppression prochaine de la publicité sur les chaînes, le monde des médias explosa en trois camps. D’abord les incrédules, surpris par son culot,  y virent une nouvelle diversion improvisée et sans conséquence, aussi vite oubliée que prononcée. Les sceptiques clamèrent que cette mission impossible ne marcherait jamais. Et enfin les convaincus, bien moins nombreux, impressionnés par l’audace de l’idée, l’idéalisèrent pour le bien d’une télévision républicaine affranchie de la dictature de l’audience.

Monsieur Sarkozy, observant les résultats de sa bombe médiatique, décidad’en accélérer la mise en place en chargeant Jean-François Coppée de son élaboration  avec un plan de marche de la commission ad hoc serré : celle ci devait être effective dès le début de l’année 2009.

De consultations en débats parlementaires ralentis par une pléthore d’amendements,  la réforme de l’audiovisuel publique a été mise en place début janvier 2009. Elle prévoit un arrêt de la publicité, à partir de 20 heures sur les chaînes publiques pour les deux prochaines années puis totalement dès septembre 2011. Le manque à gagner du financement des chaînes sera assuré sans augmentation de la redevance audiovisuelle mais par une taxe de 0,9% sur le chiffre d’affaires du secteur des opérateurs de téléphone et des fournisseurs d’accès Internet complété par un prélèvement de 3% sur les nouvelles recettes publicitaires des chaînes privées. Mais la mesure la plus provocatrice concerne le Président de France Télévision qui sera désormais  nommé par le Chef de l’Etat et pourra également être radié par celui ci. Cette procédure, peu populaire et perçue comme abusive par l’opposition parlementaire, a été décriée comme un retour à l’ORTF. En effet, cette implication de l’Etat rappelle à certains les débuts de la télévision contrôlée voire censurée. L’argument parait toutefois peu crédible à l’heure du satellite, de l’Internet et de la multiplicité des moyens d’information. En outre,  l’Etat a toujours eu, via le CSA ou autres conseils, plus qu’un droit de regard sur les structures audiovisuelles publiques. C’est néanmoins l’officialisation d’un état de fait qui choque les consciences soucieuses d’indépendance démocratique. démocratique.

La réforme ayant été votée, il est l’heure d’en analyser les conséquences sur le moyen terme. Au-delà des débats légitimes de « cadeaux » faits au privé ou de manne publicitaire abandonnée, quelles vont être les impacts de ce chambardement sur le quotidien des chaînes publiques et est-ce un système pérenne ?
Pour réussir, la réforme doit devenir révolution en engageant trois chantiers majeurs.
Celui de la perception de l’audience tout d’abord, pierre angulaire de la télévision, qui fait et défait les rois de l’audimat et reste l’unique indice de performance/qualité d’une émission. Elle dicte les montants publicitaires proportionnels aux nombres de téléspectateurs et pilote la programmation. Briser la dépendance de recettes publicitaires  apporte une audace de création nouvelle et un souffle de nouveautés sur le petit écran affranchi. Producteurs et artistes télévisuels se réinventant doivent désormais adapter leurs idées aux structures financières : plus calibrée pour le privé, plus innovantes pour le public. La fonction de service publique pourrait reprendre un sens en proposant des émissions de qualité dans un contexte et un objectif différent de vendre du temps de cerveau humain disponible.
Le deuxième chantier concerne le coût de production d’émission de qualité qui reste élevé et continuera de croître avec l’arrivée de technologies de plus en plus sophistiquée comme la haute définition, le son digital… Enfermé le budget en le rendant dépendant d’une loi de finances ou de taxes susceptibles d’être réorientées est un risque majeur pour l’équilibre financier des chaînes publiques. Il faudra trouver des moyens complémentaires, des assurances de revenus qui vont transformer les chaînes en fournisseurs de contenus et non plus en gestionnaire de programmes. Une modification des habitudes est nécessaire pour révéler de la rentabilité d’émission hors des chaînes, sur des circuits alternatifs, Internet, téléphones portables, nouveaux supports digitaux. Il s’ensuit une adaptation de ces émissions à ces nouveaux formats en créant des dynamiques nouvelles, éventuellement de l’interactivité, un ensemble de nouveaux codes de lectures pouvant être monétisé à la demande.
Enfin le troisième chantier va concerner les structures même des chaînes. C’est un dossier socialement sensible car les chaînes emploient du personnel de régie publicitaire qu’il faut réorienter. La mise en commun de moyens et des orientations spécifiques pour chacune des chaînes seront probablement mises en œuvre. N’étant dans une concurrence d’audience, elles ont l’opportunité d’exploiter des identités différentes ; Une fédération de chaînes à fortes personnalités pourrait naître de cette réforme.

La déclaration surprise de Nicolas Sarkozy du 8 janvier 2008 et la mise en place record de cette réforme ne sont que la mise à feu d’une fusée a plusieurs étages qui va transformer profondément le paysage audiovisuel. Si les chaînes publiques réussissent leurs révolutions, elles gagneront du temps sur la nécessaire évolution des médias et forceront le privé à s’adapter. En brisant le tabou du revenu lié à l’audience, le chef de l’Etat a pris un risque majeur, celui de voir le service public se marginaliser. Mais il a également ouvert les portes d’une remise en question qui paraît absolument fondamentale. Le vrai pari n’était pas dans la réussite d’un vote à l’Assemblée Nationale mais dans  la pédagogie de la réforme. Il faut que tous les acteurs de l’audiovisuel publique en comprennent les enjeux, débattent et en tirent le meilleur dans l’univers changeant des médias. Si la télévision privée semble aujourd’hui tirer bénéfices à court terme de cette réforme, elle garde la contrainte d’un audimat érodé par la concurrence des nouvelles technologies et réduit sa liberté de remise en cause des ses méthodes. Les équilibres sont finalement mieux préservés qu’une lecture trop rapide des faits pourrait le faire penser.

Article rédigé par,
Barbara Bey (promo 2009)

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Omar&Fred

Panorama du secteur de l'animation en France

Pour parler de la situation du secteur de l'animation en France, posons un premier regard sur son importance en tant que genre : second en terme de ventes DVD derriere la fiction, premier en terme d'exportation de produit audiovisuel, devant le documentaire et la fiction !
Le secteur de l'animation française est dynamique et aux côtés de séries TV au formats de plus en plus variés (préschool, enfants, jeunes adultes) apparaissent à présent des longs métrages dont le budget est en constante augmentation : 12 millions d'euros pour "le Chat du Rabbin", tiré de la BD éponyme, plus de 20 millions d'euros pour "Un monstre à Paris", dont l'investisseur principal est EuropaCorp.

Les longs-métrages :

La principale difficulté que les studios français doivent affronter est liée au fait que réaliser un long métrage d'animation est très long (en général deux ans). Durant toute cette période, toute leur énergie est monopolisée sur la fabrication du film sans qu'ils ne puissent se diversifier vers d'autres activités, ce qui les fragilise. Alors pourquoi est-ce si long de faire un long métrage d'animation ? Quele que soit le procédé retenu (animation 2D traditionnelle ou bien 3D), le temps de fabrication reste quasiment le même car il faut, dans le premier cas, dessiner environ 115.000 images à la main, dans des studios parfois délocalisés, et dans le second cas, celui de l'animation 3D, il faut créer les personnages et les décors en 3D, les habiller, les éclairer, préparer un animatique, enregistrer les voix, animer les images du film et enfin calculer les images définitives. Ce procédé est sensiblement aussi long que l'animation traditionnelle. En revanche, il peut être plus économique dans le cadre d'une série d'animation car, une fois les décors et personnages modélisés et prêts pour le rendu, ils seront disponibles pour tous les épisodes.
La plupart des studios qui travaillent en animation 3D essaient de réduire ces étapes, que ce soit par l'utilisation de la motion capture, du rendu temps réel (dont les moteurs de rendus proviennent des techniques développées pour le jeu vidéo), ou du mélange de techniques : un peu de 3D pour obtenir des mouvements de caméras particuliers, de l'animation 2D pour les personnages d'arrière plan...

Il n'empêche que de plus en plus de longs métrages français sortent des studios ; nombre d'entre eux sont fabriqués entièrement en France comme "Persépolis", adapté du roman graphique de Marjane Satrapi et qui a reçu le prix du Jury à Cannes en 2007.
Au moins 3 longs métrages sont attendus pour 2009 : "Igor", "Un Monstre à Paris" et "Le Chat du Rabbin", des films destinés à un public plutôt "jeunes adultes".

Les séries d'animation :

En ce qui concerne les séries, le genre se porte bien, en partie dopé par le dynamisme de la littérature jeunesse. En effet, beaucoup de séries naissent de l'adaptation de livres jeunesse ayant rencontrés un bon succès en librairie, ce qui rassure les investisseurs.
Les producteurs français qui font beaucoup de séries, comme Marathon, ont une politique internationale dès la conception de la série. Le meilleur exemple est la série "Totally Spies", dans laquelle les personnages gardent un côté français mais les décors sont neutres, voire américains et les histoires empruntent à l'efficacité hollywoodienne dans le style " agent secret avec une bonne touche d'humour".
Longtemps corsetées dans des formats rigides imposés par les diffuseurs, les séries d'animation se diversifient enfin vers le format court (de 1'30 à 5') qui apporte beaucoup d'avantages : la série est moins coûteuse à produire car elle peut utiliser des techniques comme l'animation Flash - plus rapide que l'animation traditionnelle - et devenir plus expérimentale dans le fond comme dans la forme. Le format court a également l'avantage d'être directement utilisable sur internet ou les téléphones mobiles. Enfin, ce format permet à de nombreux studios de se lancer dans la production de séries au budget plus abordable (dans les 400.000 euros).

On assiste donc à une intéressante multiplication de projets aux designs de plus en plus innovants, qui, souhaitons-le, verront le jour sur les différentes chaines.

Les festivals, les écoles :

Le petit monde de l'animation a son propre festival et marché du film, qui se tient chaque année à Annecy.
Le Festival D'Annecy est une grande fête du cinéma d'animation, il dure une semaine pendant laquelle on peut assister à d'innombrables projections de courts métrages en tous genres, de rétrospectives, de films de publicité, de séries, de longs métrages, d'expérimentations. C'est l'occasion de découvrir l'invraisemblable profusion de techniques (pixillation, peinture sur verre, sable animé, papier découpé...), de genres et d'auteurs qui animent le secteur (plus d'informations sur ces différentes techniques sur le blog de l'auteur : http://animcafe.blogspot.com/).

En parallèle, au bord du lac d'Annecy se tient le MIFA, Marché International du Film d'Animation, qui attire les plus importants acteurs du domaine et où l'on retrouve Dreamworks, Pixar, aux côtés de mastodontes indiens ou chinois et d'une myriade de producteurs européens et distributeurs internationaux.

La vitalité du secteur, ainsi que la démocratisation des effets spéciaux 3D, a favorisé l'éclosion de nombreuses écoles en France et en Europe. La France est leader dans le domaine avec l'école des Gobelins, qui forme des animateurs réputés dont beaucoup se retrouvent traditionnellement embauchés par les grands studios américains. Une autre école réputée est SUPINFOCOM, qui forme des spécialistes de l'infographie 3D et ouvre en 2008 une filiale en Inde.
Aux côtés de ces deux "historiques" existent de nombreux nouveaux venus dont les étudiants sont très compétents.

Perspectives :

Le genre de l'animation est riche par essence : c'est un principe de bricolage que l'on essaie d'industrialiser depuis sa création, mais qui, comme le cinéma, reste un travail artisanal même à grande échelle.
C'est ce qui lui permet de se renouveler, de se réinventer en permanence et de précéder les modes: des séries comme "Les Simpsons", "South Park" ou plus récemment "Bob l'Eponge" ont chacune ouverte une brèche dans le genre que l'on croyait formaté.

Il ne fait aucun doute que les producteurs d'animation sauront prendre le train en marche pour adapter le genre à internet, à la téléphonie mobile et aux nouvelles formes de diffusion, tout en continuant d'un autre côté à produire du cinéma d'animation de qualité comme "Valse avec Bachir", "U" ou les films de Pixar.


Interview de Guillaume Hellouin, producteur et PDG de TeamTO.

Guillaume Hellouin est producteur, il est également le PDG fondateur de la société TeamTO, bien connue dans le monde du cinéma d'animation.

 

Son parcours et celui de sa société :

Diplômé en marketing à l'Institut Commercial de Nancy (ICN) en 1986, Guillaume Hellouin se passionne pour l'image de synthèse au cours d'un stage effectué au sein d'IBM France. Pionnier de la 3D, il explore dès lors les technologies digitales en fondant le département effets spéciaux numériques d'une société de post-production à Paris en 1990, puis en prenant la direction des productions de Medialab à Paris (filiale de CANAL+).
En 1994, il crée avec un partenaire le studio d'animation et d'effets visuels numériques Sparx*. En 10 ans, Sparx* devient l'un des studios les plus importants et les plus primés d'Europe. Les 150 artistes du studio parisien, en collaboration avec les 120 personnes de Sparx* Vietnam, produisent les effets de plus de 500 films publicitaires, 269 épisodes d'animation pour la télévision, 19 saisons d'habillage TV ainsi que 14 pilotes de séries TV.

On peut citer à leur crédit la série TV ROLIE POLIE OLIE, coproduite avec Nelvana et récompensée par 2 Emmy Awards, ZOE KEZAKO saison 1 produite par Sparkling* et nominée aux Emmy Awards Internationaux, ainsi que GRAND ODYSSEY, un ride en 3D très innovant produit par DENTSU Tec. pour l'expo universelle d'Aïchi, qui a séduit 6 millions de spectateurs. Suite à cette reconnaissance internationale pour la qualité, la diversité et le caractère innovant de ses productions, en 2003 Disneytoon Studios confie à Sparx* la transposition de ses personnages classiques (Donald, Picsou, Daisy, Riri, Fifi et Loulou) pour la première fois en 3D dans un film, dans 2 segments du DTV IL ETAIT DEUX FOIS NOEL, produit en Haute Définition et sorti en DVD.

En 2004, Guillaume Hellouin quitte Sparx* et en 2005, il fonde TeamTO avec quatre autres associés.

Quelle est la situation du marché de l'animation en France : est-il en progression, s'exporte-t'il, y a t'il des genres nouveaux qui arrivent ou bien est-on plutôt cantonné dans l'animation jeunesse ?

G.H. : La plus grande partie est constituée par l'animation jeunesse pour la télévision. On voit cependant émerger un petit segment avec les films de long métrage pour le cinéma dans la foulée de "Kirikou", puis "Les Triplettes de Belleville" et plus récemment "Azur et Asmar". J'espère sincèrement que ce segment va se renforcer et surtout se déployer sur les marchés étrangers, ce qui n'est pas toujours évident.
A la télévision, des cibles plus Ados/Adultes ou Famille commencent à voir le jour avec la montée en puissance de la TNT, mais pour l'instant c'est encore assez limité. Je pense que ce type de cible est appelé à se développer, un peu, mais qu'en télévision, la cible reine reste les enfant de 6 à 10 ans.

Comment voyez-vous l'évolution de l'animation au sein des révolutions qui on lieu dans la télé d'aujourd'hui (changement du mode de consommation, VOD, Internet, télé sur mobile...) ?

G.H. : Certaines cartes vont être redistribuées, des diffuseurs vont apparaître, comme Orange, mais le gros du déploiement sera le fait des grands groupes en place, qui vont migrer du hertzien ou du câble sur l'Internet et les mobiles. Pourtant certaines opportunités vont voir le jour, des programmes qui n'auraient pas trouvé de débouchés en télévision, vont, grâce à Internet, initier une notoriété qui sera ensuite relayée et amplifiée par la télévision avant de retourner sur le net pour les produits dérivés et déclinaisons interactives. Il y aura donc une prime à la créativité qui va, là aussi, rebattre les cartes au sein du club assez fermé des producteurs TV. C'est, par exemple, le cas du projet "Plankton Invasion" que nous co-développons avec Canal+.

Productions TeamTo:

"International Hareport"

"How to Drive Everybody Crazy"

Interview réalisée et article rédigé par
Xavier De Broucker (promo 2009)

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MBA chez NRJ

Si le documentaire m'était conté...

Si ce n'est un vilain défaut, la curiosité reste une des plus grandes qualités de l'homme. Les générations de De Vinci, de Jules Verne, ou de Thomas Cook se sont toutes vues touchées par ce virus. De nos jours, malgré la multiplication des sources d'informations, nous ne sommes pas venus à bout de cette hérédité et nous n'avons toujours pas de remèdes. Que ce soit par distraction, intérêt ludique ou simple soif de connaissance, l'information nouvelle a toujours attiré un très large public. Et avec le développement mondial des moyens médiatiques, il n'est pas surprenant de voir un attrait général vers une information devenue omniprésente. Ainsi, jamais reportages, documentaires ou journaux d'informations n'ont été plus présents.

Du point de vue des documentaires et des reportages, l'importance est à mesurer. Elle varie substantiellement en fonction des différentes formes de production, de diffusion et des nouvelles tendances qui font évoluer le secteur.

En effet, le plus grand engouement que les documentaires connaissent est au grand écran (succès important qui peut être mis en parallèle avec celui des docu-fictions ou des films dits biographiques). Il a fallu attendre longtemps avant que cette formule ne devienne "bankable". L'exemple le plus criant, celui de "La Marche de l'empereur", s'est vu multiplié avec des succès comme celui de la "Planète Blanche", d' "Être et Avoir", d' "Une vérité qui dérange" ou, en ce moment même, de l'adaptation du succès télévisuel " J'irai dormir chez vous ".

Pour le petit écran, les formules courtes de reportages (26mn) comme les "Echappées Belles", ou les documents d' "Envoyé spécial", font le bonheur des chaînes, que ce soit au niveau des audiences ou de leur rentabilité. Les chaînes peuvent ainsi se permettre de développer des filiales thématiques comme Discovery, Planète, Histoire, ou Ushuaia TV, afin de rentabiliser au maximum leurs achats et aussi de produire leurs propres programmes…

Seulement il faut faire attention à ne pas généraliser un succès parfois succinct, car le milieu du documentaire connait aussi une crise au niveau de son indépendance. En effet, outre le fait que les producteurs indépendants se voient concurrencer par leurs propres diffuseurs, il faut savoir que la majorité des documentaires se financent principalement par préachat. Il en résulte qu'une partie de leur production dépend directement des chaînes (et ce sans prendre en compte le principe même de nécessité de diffusion). Sans parler de main mise sur la réalisation, il est certain que le PAD final est très largement influencé par la direction, réduisant ainsi le champ d'action créatif au profit de l'audience. En (maigre) résistance, les Commissions d'Aide à la Création Télévision de la PROCIREP et de l'ANGOA ont décidé le 4 Juin dernier de réintroduire une aide au programme de développement de projets de documentaires de création (à hauteur d'un maximum de 20.000€ annuel). Tentative essayant ainsi de supporter l'indépendance de petits producteurs ne pouvant pas se permettre de se mettre à dos certains diffuseurs. Si l'on voulait caricaturer cette situation de façon primaire, on pourrait la comparer au schisme survenu lors de l'explosion d'Hollywood, une division entre les blockbusters du côté des chaînes, et les productions dites plus créatives mais aussi plus fragiles du côté des producteurs indépendants.

Cependant, un tel résumé ne peut être qu'incomplet, car il est non seulement nécessaire d'y impliquer tous les partenaires, mais aussi de considérer le marché international. Une seule chose pourtant est sûre concernant un des acteurs. C'est la place de celui-ci, face à son écran…

Article rédigé par
Adrien Heriaud (promo 2009)

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MBA chez NRJ

Maxime Fouché, Directeur Adjoint de la Production à Canal+
Pôle Flux et Divertissement

Nous avons rencontré Maxime Fouché, Directeur Adjoint de la Production à Canal+, qui intervient également comme enseignant dans le MBA de Production Audiovisuelle. Pour Grand Angle, il revient sur son parcours et sa vision de la télévision de demain.


Maxime Fouché, pouvez-vous nous parler de votre fonction au sein de Canal+, ainsi que de votre parcours ?

Ma fonction regroupe principalement les activités de management d'équipe, car nous employons une centaine de permanents (éditorial et production confondus) et plus de 800 intermittents par mois. Je travaille également sur le suivi budgétaire du service.
La production interne représente un portefeuille d'environ 30 émissions ou modules (ex : Matinale, Guignols, SAV des émissions, Groland, Concerts, Mensomadaire...). Nous négocions et achetons des émissions en externe (ex : Edition Spéciale, Grand Journal, Salut les Terriens, Jamel Comedy, etc...).
Enfin, souhaitant garder une activité plus opérationnelle de production sur le terrain, je m'occupe de la production d'opérations spéciales comme les Oscars ou le Festival de Cannes.

Quant à mon parcours, j'ai commencé par un BTS Audiovisuel en Production, puis j'ai travaillé pendant une année comme intermittent du spéctacle sur des missions d'assistanat de production et de régie pour différents producteurs mais aussi en prestation technique. J'ai ensuite collaboré 3 ans à la production de l'émission Nulle Part Ailleurs à Canal+ et j'ai eu l'opportunité de devenir l'Adjoint de l'Administratrice de la Production de Canal+, avant d'accéder à mon poste actuel que j'occupe depuis 6 ans.
En parallèle, j'ai continué à me former sur divers aspects indispensables à mon activité en suivant notamment un CESA dispensé par HEC.

Avez- vous une idée de la façon dont pourrait évoluer un grand groupe tel que Canal+ dans les 10 prochaines années, compte tenu des évolutions actuelles de la télévision et de son mode de consommation ? Des stratégies ont-elles déjà été mises en place ?

A ce jour, Canal+ a toujours su se renouveler. La chaîne ne s'est pas limitée à l'exploitation unique via le décodeur durant toutes ces années ; ce qui nous vaut aujourd'hui d'être présent sur Internet, l'ADSL, la téléphonie mobile, la télévision mobile personnelle (TMP), la VOD, la catch up TV.
Plus récemment, cette capacité à innover a permis l'apparition du + LE CUBE, nouveau décodeur avec disque dur HD qui a la capacité d'enregistrer 100 heures en full HD ou 300 heures en SD, la possibilité à terme de voir des contenus en exclusivité (par exemple, à ce jour diffusion en avant première d'un épisode de 2 heures de 24h). N'oublions pas de citer également le site vidéo de la chaîne qui est aussi un réel succès puisque nous pouvons y compter cette année 3.900.000 visiteurs contre 1.600.000 l'année passée.

On se rend compte aujourd'hui que regarder la télévision reste quelque chose de fédérateur, élément face auquel le consommateur est davantage demandeur de moyens de consommation additionnels.

Que pensez- vous de la TMP ? Est-ce un produit qui va marcher ?

Cela dépend peut être des programmes. Regarder un JT, une émission, pourquoi pas, mais un film, j'en suis moins sûr.
En fait, cela va dépendre de la couverture. Si ça fonctionne partout (voitures, trains…), ça peut vraiment chambouler le mode de consommation de la télévision. Si la couverture et les infrastructures suivent bien, cela peut être un superbe jouet.

Que pensez-vous de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques ? Ca pourrait être un atout pour Canal +, ou à l'inverse, un handicap ?

Je pense que les stratégies ne sont pas encore suffisamment arrêtées pour en juger. Ne serait-ce que pour savoir à quelle heure commence le film. Doit-on le faire commencer à 21h00 ou plus tôt?
Les modifications autour de la publicité changent tous les jours. Hier on demandait à Patrick de Carolis d'annoncer la suppression de la publicité à partir de 20h.
A mon avis, on est encore à un stade où les choses doivent vraiment se stabiliser et finir de se mettre en place pour que l'on puisse avoir une analyse et statuer de notre positionnement par rapport à tout cela.

Récemment a été lancée la nouvelle offre d'Orange TV, offre se composant essentiellement de programmes sport et cinéma. Comment se positionne Canal+ par rapport à cela ? Quel sera son positionnement à l'avenir ?

Les offres ne sont actuellement pas comparables. La presse crée une atmosphère conflictuelle entre Orange et Canal+, alors que nous ne sommes pas du tout sur les mêmes offres. Pour exemple, Orange a fait l'acquisition de droits sur les matches de Ligue 1, offre qui sur le papier, par rapport à l'offre Canal, n'est pas du tout comparable.

Maintenant vient le point sur les chiffres d'affaires. Orange : 50 milliards. Canal+ : 4 milliards. Il est clair qu'ils ont beaucoup d'argent ; mais n'oublions pas que ce chiffre d'affaires prend en compte l'ensemble des activités d'Orange, téléphone fixe et mobile compris.
Canal a toujours réussi grâce à une concurrence saine. A l'époque, avec TPS, on se battait dans la même cour. Si demain Orange essayait de mettre tout ses moyens financiers au service de la télévision, c'est sûr, le marché serait peu équilibré. Chez Canal nous avons une offre riche et donne envie de s'abonner, encore plus avec la mise en place de moyens additionnels. Il est appréciable de pouvoir regarder un film et d'avoir la possibilité de le stopper à tout moment ; ce qu'entre autres nous retrouvons avec le + CUBE, qui permet une interactivité assez riche. Tout est dans la boîte : décodeur, enregistreur, HD, SD, VOD, Internet.

Canal+ s'est, à l'origine, développé sur 2 produits d'appel, le football et le cinéma.
Maintenant, la création originale (séries) ne serait-elle pas le nouveau produit d'appel, du moins, pour un temps ?

C'est une réussite, c'est un produit d'appel supplémentaire reconnu. Nous avons fait de superbes fictions, qui sont propres à Canal, et qui ont très bien marché. L'idée maintenant est d'être davantage à l'origine du projet, et pas juste d'acheter un projet tout fait.
Aujourd'hui on mise sur la création originale, ce qui jusqu'alors a été un succès si on tient compte d' "Engrenage", fiction qui a fait de bons scores et s'exporte avec succès désormais.

Pouvez-vous nous dire ce que vous pensez du MBA spécialisé en Production Audiovisuelle dans laquelle vous intervenez, et pourquoi vous avez souhaité vous investir dans cette formation ?

Je pense que ce type de formations est récent, et c'est une grande chance pour les étudiants d'avoir des intervenants professionnels, des gens de terrain, qui viennent partager leur savoir et qui apportent leur vision du métier. Il est certain que la diversité et le nombre des intervenants en font une formation très riche.En ce qui me concerne, j'avais envie de partager mes connaissances et ma vision du travail ainsi que mes valeurs.
Cela me motive d'aller à la rencontre d'un public d'étudiants en fin de cycle qui sont à priori en demande de rencontres et d'échanges avec des professionnels.

Avez vous des conseils à donner aux étudiants de cette formation ?

Les premiers conseils que je pourrais donner seraient de rester curieux, de se former en permanence et de suivre les évolutions technologique.
Il faut également créer son réseau, c'est très important dans ce milieu non seulement pour trouver un poste, mais également lorsque vous êtes en fonction, cela vous permet d'être entouré de gens qui peuvent vous aider sur des points spécifiques qui ne sont pas votre coeur de métier.
Enfin, faire plusieurs stages est une bonne façon d'appréhender le métier, ses différentes facettes, à condition de faire des stages courts (3 mois) et de bien cibler l'activité qui vous intéresse.
Propos recueillis par Xavier De Broucker, Diane Dolly et Pierre Chenevat, MBA Promo 2009.

Propos recueillis par
Xavier De Broucker, Diane Dolly et Pierre Chenevat (Promo 2009)

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MBA chez NRJ

Joël Perruchione, journaliste, professeur, producteur, réalisateur

Marchal

Pouvez-vous nous décrire ce que vous faites, professionnellement, en ce moment ?

Aujourd’hui, mon temps professionnel je le divise en trois : d’abord il y a l’enseignement dans des écoles de commerce, de management, de marketing, de communication, de journalisme, où j’enseigne une cinquantaine de modules différents : techniques journalistiques, production audiovisuelle, publicité, etc... Tout ça me prend, depuis 2 ans, 70% de mes activités.
La deuxième activité c’est d’animer des conférences, des soirées débats, et du faire du consulting en communication pour des entreprises. Dans cette deuxième activité, je rajoute l’écriture de livres, comme actuellement un livre sur l’histoire de la télévision que j’écris avec Jean-Pierre Spiro, qui est le plus ancien des réalisateurs français. Jean-Pierre qui vient de recevoir le prix du meilleur auteur-réalisateur de la SACEM est l’un des plus anciens réalisateurs français. Ce livre va bientôt être édité, au printemps 2009.
Le troisième temps, c’est de continuer la production pour la télévision.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans l’audiovisuel ?

J’ai commencé à TF1 en 1987 à la présentation des programmes. La nouvelle équipe arrivée lors de la privatisation de la chaîne souhaitait que les textes des speakerines, Denis Fabre par exemple, soient plus punchy et plus croustillants. Les responsables du groupe pensaient que les speakerines n’étaient pas capables d’écrire elles-mêmes leurs textes et donc ont fait appel à des auteurs. J’ai commencé comme ça. Ils avaient fait des castings et je me suis donc retrouvé à la présentation des programmes sur TF1 en 1987.

Au bout d’un an, je suis parti pour faire autre chose. J’étais sur la 2 au service des sports, puis j’ai produit une émission qui s’appelait « Sagarmatha ». Le concept : filmer l’ascension de l’Everest en direct par des alpinistes français. Puis j’ai fait une émission de divertissement avec Caroline Tresca qui s’appelait « Télé Caroline ». A l’époque, nous étions tous les après midi sur la 3.
Après j’ai créé un magazine qui s’appelait « Pêche d’enfer », un magazine d’informations pratiques pour les 15-25 ans. Ensuite j’ai continué en tant qu’indépendant pour la 3. J’ai par exemple fait une émission avec Alex Taylor  qui s’appelait « Continental ». Ca passait chaque matin et chaque soir ; on parlait de l’Europe.

En 1992, j’ai travaillé sur les premières émissions d’Arte, avec notamment « Confetti » qui passait à 19h00, avant de rejoindre La Cinquième (qui est devenue France 5) pour proposer des émissions éducatives sur l’Europe et les enfants. J’ai ensuite fait une série de documentaires sur la démocratie en Europe, coproduite par différentes chaines européennes, diffusée en France sur France 3 notamment.
Enfin en tant qu’indépendant j’ai travaillé pour différentes sociétés de production audiovisuelle, comme Coyote, la société de Christophe Dechavanne.

Où avez-vous trouvé le temps de faire tout ça ?

En fait, je puise mon enthousiasme, mes envies et mon dynamisme dans mon travail. C’est un peu comme un vélo qui descend une forte pente : on ne peut plus s’arrêter, et du coup c’est ce qui génère à la fois beaucoup d’envie, beaucoup de pêche, et puis c’est l’adrénaline qui monte et qui ne redescend jamais.
Avec l’audiovisuel, on peut tout faire. Moi je suis à la fois journaliste, producteur, réalisateur, et du coup ça ouvre des champs d’action, des champs d’investigation et des métiers merveilleux. La série documentaire dont je vous parlais, c’était une série qui était coproduite par le Conseil de l’Europe juste après la chute du mur de Berlin, et qui expliquait les différences et les similitudes entre les pays occidentaux et les pays orientaux, c’est-à-dire les nouveaux pays de l’Europe de l’est qui ont, petit à petit, intégré l’Union européenne. Moi je travaillais comme un artisan ; j’étais payé pendant 2 ans pour faire une série de documentaires de 26 minutes et je mettais 5 mois pour faire chaque documentaire (de la recherche de l’information, à l’écriture de scénario, l’écriture de commentaires, le choix des lieux, le choix des interviewés, le tournage, les interviews, puis le dérushage, le montage, toute la postproduction pour les effets, l’illustration sonore, la musique). Et là, de pouvoir faire ça c’est le pied. Et donc je me dis que finalement c’est un merveilleux métier. J’apprenais des choses, je découvrais des choses, je m’éclatais dans mon travail avec les équipes et j’étais payé pour ça !

Comment est-ce que l’on arrive à gérer autant de casquettes, que ce soit production, réalisation, l’écriture de votre livre, l’enseignement dans plusieurs écoles ?

C’est une envie. D’ailleurs c’est un conseil que je donnerais aux jeunes : considérer son travail comme une passion, si ce n’est pas une passion, au moins comme un gros centre d’intérêt. Je pense que la réussite d’une vie passe par un épanouissement professionnel. Surtout que tout est lié. Moi j’ai commencé journaliste télé, puis comme consultant en communication pour des sociétés et j’en suis venu à enseigner dans la quasi-totalité des écoles parisiennes (plus quelques Sup de Co de province) des cours sur l’audiovisuel, sur le journalisme, sur la publicité, les relations publiques, bref des techniques de communication. Et du coup, moi, je m’amuse. En fait j’aime ça et à partir du moment où on aime faire les choses, on en redemande toujours.

Que pensez-vous de la fin de la publicité sur France Télévisions ?

D’abord la fin de la pub sur France Télévisions c’est une très bonne chose. C’était pendant longtemps comme un serpent de mer ; le serpent de mer, on ne le voit jamais mais on en parle tout le temps.

C’était un souhait de la gauche ; la logique de gauche qui consiste à dire : c’est pas au privé de faire les choses, c’est à l’Etat de s’occuper des choses. En Grande-Bretagne par exemple, cela fait longtemps qu’il y a une répartition entre chaines privées financées par les abonnements et la publicité et chaînes publiques financées uniquement par la redevance. Donc en France, la gauche voulait faire ça depuis longtemps. Je vous rappelle un truc qui n’a pas été remis au goût du jour : c’est Lionel Jospin, donc sous le gouvernement socialiste, qui a demandé que la publicité sur France Télévisions soit réduite de 12 minutes à 8 minutes. Il allait, petit à petit, vers la suppression de la pub sur France Télévisions. Seulement la gauche n’a jamais osé le faire. Il fallu que ce soit un homme de droite qui le fasse. Il a eu le courage de le faire, le courage de faire tous ce que les gens de gauche n’ont jamais osé faire. Ça c’est pour le volet politique.

Maintenant, c’est une très bonne idée de faire une partition public-privé ; le public financé par la redevance uniquement, le privé par des fonds privés, abonnements directs ou indirects, ou publicité. Le problème à France Télévisions,  pour une chaine comme France 2 par exemple qui est financée en gros à 50/50 par la redevance et la publicité, c’est que les responsables de l’antenne ont toujours eu le cul entre deux chaises : soit ils ne font pas d’audience et du coup on leur dit « ça ne rapporte pas de pub, et puis vous faites des programmes qui sont pas regardés », soit ils font de l’audience pour justement que ça rapporte de la pub et du coup ils sont critiqués aussi, en leur disant « c’est pas le but d’une chaine publique de chercher à faire de l’audience à tout prix. Il faut des programmes culturels ! ». A partir du moment où l’on n’aura plus à se soucier de l’audience parce qu’il n’y aura plus de publicité, au moins les choses seront beaucoup plus claires.

Alors maintenant, pour la production audiovisuelle, dont vous êtes les futurs professionnels, c’est formidable parce qu'il s’ouvre une ère extraordinaire. S’il n’y a plus de pub, il faudra bien financer le manque de pub. Alors évidemment on va taxer les chaines privées et les fournisseurs d’accès à internet. Mais surtout, c’est les nouvelles formes de publicité qui vont exploser. Il y a déjà une forme de pub qui existe depuis une dizaine d’années, c’est le sponsoring télé. La suppression de la pub ne prévoit pas la suppression du sponsoring télé, donc au contraire, c’est ces programmes qui vont être de plus en plus sponsorisés.
Autre chose, on voit apparaitre depuis une dizaine d’années, des programmes courts (« Du côté de chez vous » avec Leroy Merlin, « A vrai dire » avec Intermarché). Donc aujourd’hui, c’est les programmes courts qui, de plus en plus, vont pallier le manque d’investissements. Et la troisième chose, c’est le placement de produits, l’advertainment (contraction de advertising et entertainment). De plus en plus on va avoir de la pub dans les contenus. Non plus entre les contenus, puisque c’est interdit, mais dans les contenus. Lorsqu’il a annoncé l’arrêt de la pub sur France Télévisions, le président Sarkozy savait très bien qu’une directive européenne allait être votée, qui va permettre de faire de la publicité dans toute émission de télé, pas seulement dans la fiction, mais aussi dans le divertissement, la variété, le sport. Alors du coup, les gens qui sont des professionnels de l’audiovisuel sont de nouveaux acteurs. On va leur demander, pour ceux qui le souhaiteront, de faire à la fois de la production audiovisuelle, mais en même temps de la communication. Jusqu’alors, c’était bien segmenté : les gens de la communication font de la pub, et les gens de la production font des émissions. Mais maintenant, un programme court c’est à la fois de la production et à la fois la promotion d’une marque ou d’un produit. Donc c’est de la pub ! En fait c’est une ère nouvelle qui s'ouvre et il y a tout à faire. Tant mieux!

 Quel va être le prochain rêve du paysage audiovisuel français ? Il va plutôt se tourner d’une couleur Orange ou d’une couleur Lagardère ?

C’est une très bonne question. Nul ne peut prédire l’avenir. Pour être franc avec vous, je considère que ce n’est qu’une question d’argent. Les capacités financières d’Orange sont énormes : 50 milliards d’euros de chiffre d’affaire, 5 milliards d’euros de bénéfice… Si véritablement ils décident de passer le cap et de devenir un acteur de la télévision, les autres ne pourront pas suivre. Canal+ a intérêt à faire attention.

Où va être la place des chaines publiques dans cet affrontement ?

Mon avis c’est que comme il n’y aura plus de financement, ils ne pourront plus se payer de grands rendez-vous, comme les rendez-vous sportifs (le Tour de France, Rolland Garros, le Tournoi des Six Nations). A partir du moment où ils n’auront plus de financement, TF1 et Canal+ vont pouvoir mettre la main dessus. Je crois que le malheur du service public c’est qu’il y a trop de chaines (France 2, France 3, France 4, France 5, France O). Il faut donner plus de moyens à deux chaines, deux chaines principales comme France 2 et France 3 par exemple.

 Que pensez-vous du MBA de Production audiovisuelle de l’ESG ?

L’ESG est une école connue et reconnue. Moi j’interviens à l’ESG depuis une quinzaine d’années. Quand j’ai su que l’école mettait en place ce MBA de Production audiovisuelle, surtout avec Philippe Marcoux qui est quelqu’un de compétent, gentil, consciencieux, toujours à l’écoute des autres, et bien évidemment j’ai dit oui tout de suite. Surtout que ce MBA manquait. Il répond à une demande, à un besoin, qu’ont les professionnels de l’audiovisuel. Je vois la qualité des professeurs, le contenu des cours, c’est exactement ce qu’il fallait, c’est un MBA qui arrive au bon moment, au bon endroit. On sent l’intérêt de la classe, l’envie d’apprendre, l’envie de bien faire, et c’est une grande satisfaction.

 Quels conseils pouvez-vous donner aux élèves du MBA ?

Déjà il faut sentir les opportunités. C’est essentiel, d’être au courant de l’actualité, de ce qui se passe, connaitre les tenants et les aboutissants. Ensuite, il faut se mettre en situation d’aimer son travail. Encore une fois, je crois que la réussite d’une vie passe par la réussite professionnelle. Quand on s’épanouit dans son travail, lorsque l’on aime ce que l’on fait, ensuite tout va mieux. Je connais tellement de gens qui sont malheureux parce qu’ils réclament de plus en plus de temps libre, et finalement le temps libre faut l’occuper. Quand quelqu’un travaille beaucoup et aime beaucoup ce qu’il fait, il s’éclate naturellement ! Il faut avoir une vie privée aussi et trouver le bon équilibre, mais s’épanouir dans le travail, c’est primordial.

Ceci sans jamais prendre la grosse tête. Travailler sérieusement sans pour autant se prendre au sérieux. Rester humble, même si un jour on réussi. Il faut penser que les gens que l’on croise en montant, ce sont les mêmes que l’on croise en descendant. Et puis, comme un dicton africain le dit : « plus le singe monte à l’arbre, plus on voit ses fesses ». Donc, il faut rester humble pour ça aussi...

Dernière chose : il faut rêver grand. Si on ne rêve pas en grand, on réalisera petit. Et il ne faut pas avoir peur d’oser. Je suis arrivé de Haute-Savoie en 1986 et ne connaissais personne à Paris. Je ne connaissais personne à la télévision et suis arrivé en plus à un moment où il n’y avait que trois chaines de télévision. Et finalement j’ai réussi très vite à travailler sur la première chaine. Tout peut arriver donc ! Pour moi il faut être conscient des réalités, mais rêver !

 

La vie est une grande aventure. Avant, les aventuriers allaient faire le tour du monde. Aujourd’hui, dans l’audiovisuel français, tout peut arriver. L’aventure peut être au bout de la rue !

Bonne chance à tous !

Propos recueillis par
Pierre Chenevat, Adrien Hériaud et Amal Laoui (promo 2009)

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Interviews de professionnels

Interview de Emmanuel Kuster, Assistant de production chez Liaison Films, société de longs métrages.

dumas

Pourrais-tu te présenter rapidement pour commencer ?

J'ai 34 ans. Je suis originaire de la Haute-Marne et j'ai quitté ma province pour Paris il y a bientôt 16 ans. J'adore le cinéma et la musique. Je regarde beaucoup la télé, plutôt de la fiction, les séries US.

Quelle a été ta formation avant le MPA ?

Au lycée, j'étais très attiré par les métiers de l'image, ce qui inquiétait beaucoup mes parents. J'ai fait math sup/spé à Versailles et j'ai intégré Telecom Sud Paris à Evry (91). A l'issue de cette formation d'ingénieur en télécom, mes parents ne m'avaient toujours pas dissuadé de travailler dans le cinéma. Alors J'ai fait mon service militaire à l'ECPA (audiovisuel des armées) et puis j'ai commencé à travailler comme intermittent sur des tournages de films (pub, fiction, long). J'ai été régisseur pendant presque 7 ans. J'ai toujours adoré les ambiances de plateaux, mais j'en ai eu marre de bosser sur des fictions que je trouvais sans intérêt. J'ai eu envie de faire un virage vers la production avec l'envie d'intégrer les équipes qui montent et défendent les projets. Pour cela, j'avais besoin de me former en droit et en gestion. J'ai postulé pour le MBA et Philippe m'a pris dans la promo 2008.

Quelles ont été tes expériences professionnelles les plus marquantes ?

Mon tout premier tournage était une pub Citroën dans les gorges du Verdon. Décors majestueux et plans d'hélicoptère : j'étais émerveillé.
J'ai bossé sur un clip de U2 qui se tournait à Roissy. En fin de tournage vers 5h du mat, j'ai partagé une Knacki et un bout de pain avec Adam Clayton. On avait faim tous les deux.
J'ai fait une nuit de renfort sur le Da Vinci Code. Je n'avais jamais vu autant de matos et de techniciens déployés. Sur le 2ème décor, au pied de la tour Eiffel, l'équipe déco avait installé un camion gaufre pour habiller le plan. A la fin du tournage, c'était gaufres à volonté. Comme si on avait réservé l'esplanade de la tour Eiffel pour une fête entre potes.

Que fais-tu maintenant ?

Je travaille actuellement chez Liaison Films où j'ai été embauché après mon stage. Il s'agit d'une société de production de long métrages créée en 2002 par Stéphane Sperry. L'objectif initial est d'exporter des talents européens vers l'industrie nord-américaine où Stéphane Sperry fait une partie de sa carrière. Liaison Films a pu ainsi produire Saint Ange de Pascal Laugier et Assaut sur le Central 13, le remake du classique de Carpenter réalisé par Jean-François Richet. Depuis 2006, Liaison Films a pour ambition de produire également des films français, et envisage le tournage d'une comédie l'été prochain.
Pour le travail au quotidien, en dehors des missions d'assistant de production, il faut lire les scénarios qui arrivent, faire des fiches de lecture, éplucher la presse professionnelle (papier + internet) et connaître le travail des comédiens et réalisateurs….donc voir des films !

Quels conseils pourrais-tu donner à la promo 2009 ?

Certains d'entre vous ont peut-être des envies de réalisation et souhaitent profiter de cette formation pour un projet personnel (court métrage, docu, reportage, pilote de concept télé, fausse pub etc.). Si c'est votre première incursion dans le monde de la réalisation, il faut accepter de se prendre en main et ne pas attendre du MBA qu'il fasse les choses à votre place. L'ESG n'est pas une école de réalisation. Mais elle met à disposition des moyens techniques assez complets pour faire des choses de qualité. Avec le recul, je pense que l'obstacle le plus difficile est celui de la logistique. Par exemple, le matériel est lourd et il faut trouver une voiture pour le transporter. Le fait de ne pas avoir de véhicule devient rapidement un argument pour baisser les bras. Débrouillez-vous pour trouver une voiture ! L'organisation matérielle d'un tournage demande pas mal d'énergie et est un travail très ingrat puisqu'il ne se voit pas à l'image (contrairement au travail de lumière, de déco, de costume etc.). Il est néanmoins essentiel pour le confort du tournage. Le seul conseil que je puisse donner pour faciliter les choses est d'être généreux. Evitez le réflexe bien naturel de penser "ça me soûle" ou "ce n'est pas à moi de le faire".
Faites les choses, c'est tout ce qui compte.

Propos recueillis par
Pierre Chenevat (promo 2009)

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MBA chez NRJ

Interview de Myriam Ohayon, Assistante de gestion sur les droits de diffusion - Groupe M6

Théveneau

Quel a été ton parcours avant d'intégrer le MBA (formation/stages) ?

Après un bac littéraire (option cinéma et audiovisuel), j'ai choisi la voie théorique de la fac avec le cursus de cinéma à Paris III (Sorbonne nouvelle). J'y ai passé trois ans pendant lesquels j'ai développé ma culture cinématographique (et audiovisuelle) mais aussi pendant lesquels j'ai pu affiner mon analyse des films, ce qui est pour moi essentiel, même (et surtout) lorsque l'on travaille dans la production : on ne produit bien que ce que l'on connaît bien. Parallèlement à ce cursus, j'ai fait plusieurs stages dans le milieu.
J'ai fait ma première année de Master à Los Angeles, à la California State University de Northridge. Cette année à l'étranger m'a permis bien évidemment de perfectionner mon anglais et de vivre une expérience très enrichissante mais surtout, j'ai pu appréhender le secteur dans lequel je voulais travailler d'une façon différente.
A la suite de cette année, j'ai choisi de me consacrer à mon mémoire sur les droits d'auteurs dans le marché audiovisuel et j'ai profité de cette année " sans cours " pour faire un long stage chez Studio 89 (groupe M6), à la production d'une émission quotidienne.
J'ai intégré le MBA pour compléter ce cursus et pour me spécialiser dans la production.

En quoi consiste ton métier aujourd'hui ?

Je viens de finir un CDD de 6 mois au service de l'autopromotion d'M6 en tant que chargée de production. L'autopromo est le service qui réalise toutes les bandes annonces des programmes de la chaîne. C'est donc un service très transversal puisqu'il travaille avec toutes les unités de programme mais également avec l'antenne, la direction artistique (qui crée et coordonne toute l'image de la chaîne, des logos aux habillages…), etc. Une partie de mon travail était très administrative puisqu'il fallait éditer chaque mois une centaine de contrats d'intermittents (rédacteurs, réalisateurs/ monteurs, ingés son, voix off, graphistes), faire leurs plannings ainsi que le suivi comptable et administratif du service.
J'ai eu également l'occasion d'organiser quelques tournages lorsqu'ils étaient nécessaires aux bandes-annonces et j'ai participé à l'élaboration de la bande qui a servi de présentation à la conférence de rentrée de la chaîne.
Je commence en janvier un autre contrat dans la même chaîne, mais cette fois au service des droits de diffusion alors je vous en dirai plus très prochainement !

Quels conseils donnerais-tu aux nouveaux étudiants ?

Profitez de votre année à fond, les profils des étudiants sont très différents et cela n'en est que plus enrichissant, profitez de vos intervenants qui vivent quotidiennement ce qu'ils vous racontent.
Suivez l'actualité du milieu grâce aux hebdos tels qu'Ecran total ou Le film français et enfin, allez au cinéma et regardez la télévision, prenez du plaisir sans oublier votre sens critique, restez ouverts. Un dernier petit détail : organisez-vous ! Ce n'est pas facile de tout concilier dans une année comme celle-là alors n'hésitez pas, à vos agendas ! Le repos, cela sera pour plus tard !

Propos recueillis par
Pierre Chenevat (promo 2009)

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Grang Angle est une newsletter de l'ESG / Directeur de la publication: Philippe Marcoux / Rédacteur en chef : Pierre Chenevat / Directrice Artistique : Virginie Neveu / Rédacteurs : Xavier De Broucker, Barbara Bey, Adrien Hériaut, Amal Laoui, Diane Dolly, Félix Pea, Marie Deroide.

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